04 décembre 2015

3 décembre 2015 : Besançon <-> Montfaucon


Distance : 19 km - Dénivelé : 465 m


L'indice IBP d'effort est de 67 (suivant l'échelle de la FFRP). Un score compris entre 51 et 75 correspond au niveau 3 qualifié de "PEU DIFFICILE".La randonnée pédestre nécessite un certain engagement physique qui reste toutefois mesuré. Ce niveau correspond à des randonnées pédestres modérées.

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Citadelle de Besançon

Traversée du Doubs












Ruines du château et du Bourg de Montfaucon

Aux origines

Tout commence au milieu du XIe siècle quand apparaissent, cités dans les textes les premiers seigneurs de Montfaucon : Conon surnommé Le Faucon (v. 1040) et Richard qui prend le titre de sire de Montfaucon (v. 1085). Originaires du nord est de la Franche Comté où ils ont d’importants domaines, ces seigneurs viennent s’implanter aux abords de Besançon alors ville épiscopale en plein essor, au moment même où la Franche-Comté, devenue terre d’Empire, passe dans la mouvance des souverains germaniques : pour avoir un pied à proximité de la cité et mieux contrôler la route qui conduit de Besançon à la Porte de Bourgogne et en Alsace, ils obtiennent de l’archevêque, la concession en fief de terres, sur lesquelles ils construisent un château.
C’est l’ère des châtellenies, durant laquelle se multiplient les forteresses de ce type qui remplissent un triple rôle : résidence seigneuriale, centre administratif (où s’exerce le ban seigneurial, c'est-à-dire l’autorité) et forteresse (rôle militaire).
Plus tard, Richard († 1148) épouse Sophie, l’héritière du comté de Montbéliard.
Dès lors, les deux familles fusionnent et jusqu’au début du XVe siècle, l’histoire des Montfaucon se conjugue avec celle des comtes de Montbéliard.
Venant s’ajouter à leurs origines territoriales, ce mariage explique toute leur stratégie féodale : dominer les plateaux du nord-est de la Franche-Comté de Besançon à Montbéliard.
Il explique aussi les armoiries communes des deux familles « de Gueules à deux bars adossés d’or », c’est-à-dire un écu à fond rouge avec deux bars (deux poissons) accolés. Descendant de Louis de Mousson, comte de Bar en Lorraine, les sires de Montfaucon-Montbéliard ont adopté ses armoiries, qui comportent un jeu de mots entre le nom de famille et les poissons.
 Les deux bars furent jusqu’au début du XVème siècle les armoiries de l’aîné du lignage des Montfaucon-Montbéliard, celui qui portait le titre de comte de Montbéliard ; quant au cadet, qui avait en apanage la seigneurie de Montfaucon proprement dite, il avait adopté des armoiries spécifiques, rappelant sa position de puîné.

A propos des armoiries des Montfaucon.


L’usage des armoiries vient de l’émergence de la noblesse en tant que classe sociale dominante et de la généralisation, au cours des XIe et XIIe siècles, d’un équipement militaire uniforme (casque et cotte de mailles) qui ne permettait pas de reconnaître les combattants ; aussi les chevaliers prirent-ils l’habitude de peindre sur leur bouclier (ou écu) des figures distinctives, les armoiries ou armes (sortes de logos), bientôt considérées comme des attributs de la personne et du lignage, au même titre que le nom ; puis ces symboles furent appliqués sur le reste de l’équipement (bannière, chevaux, etc.).
Ce lien entre des armes et leur titulaire a ensuite été repris dans la composition des sceaux, qui permettaient d’authentifier les actes écrits. Les armoiries sont ainsi l’image de la personnalité juridique du lignage, décryptée à travers le langage du blason. Au début les figures employées furent surtout des animaux et des éléments géométriques : lions, léopards, aigles, poissons, chevrons, bandes, etc.
Pourquoi les Montfaucon adoptèrent-ils au XIIe siècle, comme emblèmes, des bars, c’est-à-dire des poissons ? Ils le firent par référence à leurs ancêtres, les comtes de Bar en Lorraine (Bar-le-Duc), auxquels ils se rattachaient par l’intermédiaire des Montbéliard. En effet, l’un de ces ancêtres, Louis de Mousson († 1073), à la fois comte de Bar, de Mousson et de Ferrette, prit le contrôle du château de Montbéliard qu’il laissa à son petit fils Thierry en créant un comté autonome. Peu de temps après (1160), la principauté de Montbéliard tombait en quenouille et son héritière, Sophie, qui avait épousé Richard, seigneur de Montfaucon, transmettait le comté à son mari : ainsi naissait le lignage des Montbéliard-Montfaucon qui adoptèrent des armoiries semblables à celles des Bar-Mousson, leurs ancêtres communs, c’est-à-dire deux bars sur un fond d’écu aux couleurs différentes (l’adoption, comme emblèmes, de poissons fait évidemment référence à l’origine du nom de famille des comtes de Bar).




Le XIIIe siècle : la naissance du bourg de Montfaucon

Parmi les grands seigneurs de Montfaucon, Amédée (1228-1280) qualifié de « grand baron », de rassembleur de terres, occupe une place privilégiée, car il réussit à étendre véritablement sa domination sur les plateaux du Doubs, en contrôlant toute une série de forteresses de Vuillafans à Saint-Hippolyte, de Vercel à Roulans.
C’est lui qui construit un nouveau château sur la butte qui porte les vestiges du château médiéval : de là, il jouissait d’une belle vue qui offrait une meilleure surveillance de la vallée du Doubs.
Dans la construction du nouveau Montfaucon, Amédée recourt à l’emploi de la pierre qui se généralise (donjon, courtines ou mur d’enceinte) mais il ne peut continuer le chantier puisqu’en 1300, son successeur Gauthier emprunte à l’archevêque de Besançon une forte somme d’argent pour achever la fortification du château.
Ce dernier acquiert alors une physionomie complexe englobant dans son enceinte, en plus du donjon, des tours, une chapelle castrale, des logements pour la garnison, des caves, etc …
C’est aussi au temps d’Amédée que naît le premier village de Montfaucon, voulu par lui comme point d’ancrage de la population sous la forme d’un hameau fortifié (dit bourg) blotti au pied du château fort et entouré d’une enceinte murale.
Ce bourg subsistera jusqu’au XIXe siècle et l’on peut encore découvrir ses vestiges enfouis sous la végétation forestière ou admirer les derniers restes de son enceinte exposée à une disparition prochaine.
L’importance prise par le bourg est confirmée en 1311 par la création d’une église paroissiale.

Du XVe au XVIIe siècle : un lent déclin

A la fin du XVe siècle, toute la région subit le contrecoup de la guerre que se livrent Charles le Téméraire, duc et comte de Bourgogne et Louis XI, roi de France.
Le 8 août 1479, le château tombe entre les mains des troupes françaises : est-il démoli, comme le prétend la tradition qui attribue à Louis XI la destruction de la plupart des châteaux comtois ? En réalité, s’il a pris possession des lieux, le roi ne fait que démanteler une partie de la forteresse, c’est-à-dire la démilitariser : on enlève l’artillerie, on arase le sommet des remparts, on fait sauter l’entrée, bref on le rend stratégiquement inutilisable sans le détruire totalement.
Le château perd peu à peu ses fonctions militaires pour n’être plus qu’un centre administratif où l’on rend la justice, où l’on perçoit dîmes et redevance.
En 1552, un incendie détruit l’église paroissiale du Bourg, ce sont les vestiges de la nouvelle église que l’on peut encore voir sur place, au cœur de l’ancien bourg.
La terrible guerre de dix Ans (1634-1644) qui a ruiné la Franche-Comté, laisse des traces profondes à Montfaucon. Elle provoque une chute brutale de la population, tant à cause de la guerre que des famines et épidémies.
Cette hécatombe s’accompagne inévitablement d’une crise économique (manque de main d’œuvre) et entraîne l’abandon de certaines terres cultivées ainsi que la désorganisation du système domanial.
Elle accélère le déclin de l’ancien Montfaucon : le château, totalement abandonné, ne tarde pas à tomber en ruines, tandis que le bourg se vide de plus en plus avec le transfert progressif de la population vers le village actuel.

 Ce transfert de la population coïncide avec nouvelle vocation de l’économie montfalconaise : jusque-là les activités exclusivement rurales étaient tournées vers une polyculture vivrière associant céréales, élevage (vaches et moutons), viticulture. Si les deux premières fonctions se maintiennent pour assurer la subsistance des habitants, la troisième prend de plus en plus d’importance, parce que plus rentable ; effectivement les vignes soigneusement recensées et cartographiées, avec le montant de leur redevance en raisin ou en vin : la plupart des lieux dits actuels (Chevriot, les Vaucevins, les Pendeurs, les Gloriolles, Champ l’Ognon, etc.) correspondent à des terroirs viticoles de cette époque ; les seigneurs de Montfaucon ont eux-mêmes leur propre vignoble sans compter les redevances en raisin ou en vin qu’ils perçoivent sur les exploitations et qu’ils rassemblent dans un grenier du bourg ou dans leur maison dite de l’arc de la Malate.
A Montfaucon l'ensemble castral était complété par un village fortifié qui s'étendait autour et surtout en avant de la butte, à l'extrémité orientale de l'éperon. En effet, les châteaux les plus importants ont très souvent servi d'ancrage à la population, c'est-à-dire qu'à leurs pieds se sont créés spontanément ou par la volonté du seigneur, des villages qui ont été bien vite intégrés dans le système défensif par une enceinte de protection et auxquels on a donné le nom de bourgs. Là vivait une population de paysans qui approvisionnaient les gens du château et qui constituaient un réservoir de main-d'œuvre à portée de main du maître, pour ses corvées incessantes ; en outre, le rempart du bourg formait souvent une première barrière défensive qui renforçait la sécurité de la butte castrale et à l'intérieur de laquelle les gens du voisinage trouvaient refuge en cas d'hostilités. Par leur situation géographique ou par les services qu'ils ont pu rendre au plan économique (succès des foires ou marchés), certains bourgs ont pris un tel développement qu'ils ont donné naissance à de petites agglomérations, puis à des villes, comme Arbois, Poligny, Vesoul, Gray, Montbéliard... La plupart du temps, ils n'ont débouché que sur des villages de plus ou moins grande importance.

La création du bourg

L'existence d'un bourg à Montfaucon est attestée à la fin du XIIIe siècle, mais elle remonte probablement à plusieurs décennies ; elle confirme l'ambition des seigneurs de faire de leur château éponyme un modèle et une réussite économique. Il s'agit d'une véritable création puisque n'existait pas de village de ce nom, mais vu la situation des lieux, l'opération ne fut sans doute pas très facile, car elle nécessita un aménagement de l'espace, la construction d'une vaste enceinte périphérique, ainsi que l'établissement d'un chemin conduisant à Besançon par La Malate et probablement d'autres voies, menant au Vieux Montfaucon et au plateau où se trouvaient les espaces cultivables. L'importance stratégique du bourg se déduit de l'ampleur de ses remparts dont on suit actuellement les vestiges. A ses débuts le bourg de Montfaucon est resté tributaire de la paroisse de Chalèze. Mais un bourg digne de ce nom, surtout lorsqu'il s'identifiait à un tel lignage, se devait d'être entièrement autonome, de disposer d'une église paroissiale.

Jean de Montbéliard, seigneur de Montfaucon, saisit l'opportunité qui se présenta en 1311, quand Hugues de Chalon-Arlay occupa le siège archiépiscopal de Besançon : issu d'une grande famille princière alliée au Montfaucon et ouverte aux problèmes féodaux, le prélat ne pouvait que répondre favorablement aux vœux de son parent et ami, qui obtint de lui, cette même année, l'acte de création d'une église paroissiale dans le bourg, église distincte de la chapelle castrale qui existait sur la butte et qui était réservée au seul usage de la famille seigneuriale. Ce sanctuaire privé est mentionné en 1415 lors de la nomination d’un nouveau curé qui la desservira en même temps que l’église paroissiale.

Le déclin du château et sa ruine

Un changement important intervient à la fin du Moyen Age, tant en ce qui concerne le bourg que le château : un déclin inexorable qui conduit à l’abandon du château et au transfert progressif de la population à l’emplacement du village actuel. Le glas a sans doute commencé à sonner avec l’intégration de la seigneurie dans le temporel des Chalon-Arlay : ceux-ci étaient déjà bien implantés à Besançon et dans ses environs, en particulier à Arguel, ce qui enlevait à Montfaucon une partie de ses fonctions défensives. En outre, la cité bisontine, déjà protégée au XIIIe siècle par des remparts, n’a cessé de renforcer ses défenses et de mettre sur pied une véritable garnison qui assure sa sécurité, sans compter sur les forteresses des alentours.
Les progrès de l’artillerie au XVe siècle ne sont pas non plus étrangers à ce déclin de Montfaucon, dont la butte castrale située dans une combe devenait plus vulnérable aux bombardes. Enfin les guerres de Cent ans et de Bourgogne, en privilégiant les opérations de siège, ont abouti à reconsidérer l’efficacité de certaines forteresses qui ne répondaient plus aux nouvelles exigences stratégiques.

Quand le château a-t-il cessé d'être opérationnel ? La réponse n'est pas facile, tant à cause des légendes alimentées par la rareté des documents que par ses fonctions multiples, qui n'ont pas toutes cessé en même temps. Traumatisée par la sanglante guerre que Louis XI a menée dans le comté de Bourgogne après la mort du duc-comte Charles le Téméraire (†1477), l'historiographie comtoise a attribué au roi de France la destruction de la plupart des châteaux forts de la région. Si cette tradition entend par là signifier qu'est alors révolu l'âge d'or des châteaux au plan stratégique et politique, elle est acceptable ; mais le mot destruction ne correspond pas toujours à la réalité, puisqu'un certain nombre de châteaux ont survécu à la férocité de « l'universelle araignée ». 
Qu'en est-il de Montfaucon ?

résumons les données contradictoires :

• D'un côté l'occupation du château et sa prétendue destruction par les troupes françaises en août 1479, selon la tradition historiographique ;
• de l'autre, plusieurs faits attestant que ce même château n'est ni détruit (du moins pas en totalité) ni abandonné par la suite :
• la présence continue d'un châtelain durant le XVIe siècle : dès le 8 juillet 1490 est cité Guillaume Perrenot « chastelain, juge et gouverneur de la justice et chastellenie de Montfaucon ».
• Plus troublant cet inventaire des biens trouvés au château en 1499 et énumérant vaisselle, couvertures, tonneaux de vin, etc. (voir en fin de chapitre).
• Un autre inventaire est dressé en 1531, qui concerne cette fois-ci les meubles et l'artillerie :
 « Un registre couvert de parchemin contenant au commencement un inventaire de l'artillerie et autres meubles retrouvées au chasteau, maison forte et seigneurie de Montfaucon, le 12 août 1531, à l'instance de Philiberte de Luxembourg, usufruitière des biens délaissés par le prince d'Orange, son fils, au nom de René de Chalon, comte de Nassau et prince d'Orange [1]».
• En octobre 1552, à la suite d'un incendie qui a détruit toute l'église du bourg, les paroissiens obtiennent de l'archevêque de Besançon l'autorisation de faire célébrer les offices dans la chapelle du château, qui est donc encore en état de servir au culte :
    « Incolis ejus loci de Montefalconis licentiam fecisse legitur archiepiscopi vicarius ut eorum parochus in castro celebrare posset p-opter incendium 22 octobris 1552 : aux habitants du lieu de Montfaucon, le vicaire de l'archevêque a octroyé par écrit l'autorisation pour leur vicaire ou curé de pouvoir célébrer dans [la chapelle du] château à cause de l'incendie du 25 octobre 1552 [1]».
• Enfin, le schéma cartographique de la banlieue de Besançon, à peu près contemporain de l'incendie de l'église paroissiale, représente un château de Montfaucon en bon état.

Comment concilier ces indices d'occupation au moins partielle avec la destruction par Louis XI ? Nous proposons une interprétation provisoire que des recherches ultérieures pourront confirmer ou infirmer : en 1479, les troupes françaises n'ont sans doute pas détruit entièrement le château, mais seulement procédé à son démantèlement, à sa démilitarisation en faisant brûler ou sauter les points névralgiques (porterie haute, une partie des tours ou du donjon), et en enlevant son artillerie ; des bâtiments civils auraient subsisté (caves, magasins, chapelle), tandis que d'autres auraient été relevés dans les années suivantes (l'entrée par exemple), ce qui assurait la survie de la forteresse.
Cependant le château n'était pas sauvé, car le contexte général et l'évolution de la stratégie sonnaient le chant du cygne pour beaucoup de forteresses mal situées, trop éloignées ou inadaptées aux progrès de l'artillerie. Montfaucon fît partie du nombre ; malgré les efforts des princes d'Orange pour le conserver, il perdit progressivement son rôle militaire et sa garnison pour n'être plus qu'un centre de gestion seigneurial, comme nous le verrons plus loin. N'étant même pas résidence seigneuriale, il ne pouvait que végéter dans des fonctions purement administratives que les monarchies espagnole et française n'ont cessé de restreindre. Aussi les documents ne font-ils plus référence au château lui-même, sinon pour en signaler la ruine, et les séances de justice se tiennent alors fréquemment à La Malate, dans la maison dite de l'Arc, probablement dans la maison qui garde encore les trace





Ruines château féodal de Montfaucon


Panorama depuis les ruines du château de Montfaucon



Panorama depuis les ruines du château de Montfaucon

Ruines de l'Eglise du Bourg de Montfaucon

Ruines de l'Eglise du Bourg de Montfaucon

Fontaine de la Dhuit


Fontaine de la Dhuit

Ruines château de Montfaucon

Le Fort de Montfaucon


Dès 1872, un plan de réorganisation de la frontière de l’Est est décidé. Le Général Séré de Rivières le 20 Juillet 1872 donne l’ordre d’étudier la construction d’un fort sur la commune de Montfaucon. Le projet définitif est approuvé par le Ministre le 24 Juillet 1874. L’établissement du fort a été déclaré d’utilité publique et d’urgence par décret du 2 Mai 1874.
Coût de réalisation avec achat des terrains : 2 099 583 frs.
Caractéristiques
Logement :  les casemates logements étaient prévues pour y loger 21 officiers, 54 sous-officiers, et 762 hommes de troupes, soit un total de 837 hommes.
Infirmerie :  prévue pour accueillir 43 malades.
Ecuries :  prévue pour recevoir 6 chevaux.
Armement : 1 pièce sous casemate, 25 pièces de rempart, 8 pièces de flanquement, et 7 mortiers.
Magasins : Magasin à poudre : 112 000 Kg.
                  Magasin aux munitions confectionnées : 1 935 360 cartouches.
                  Magasins annexes et ateliers pour le service de l’artillerie : 478 m².
                  Magasins pour le service du génie (outils, matériaux) 206 m².
                
Approvisionnement en vivres ( pour 6 mois) :
                   Magasin pour le stockage des vivres : 206 m².
                   Boulangerie : 2 fours de 300 rations/jour.
                   Citernes : elles sont au nombre de 4 pour une capacité de 1 159m³.
Mission du fort
Le fort occupe une position d’où l’on domine la ville de Besançon, le plateau de Bregille, la vallée du Doubs, la plaine du village de Saône (village voisin de Montfaucon). Sa mission était donc d’interdire tout passage jusqu’à la plaine du Doubs.
Catastrophe au fort militaire
Le Dimanche 16 Septembre 1906, à 16H05, alors qu’un orage assombrissait l’atmosphère, retentit un coup de tonnerre d’une violence inouïe, accompagné d’une onde de choc, laissant croire à une soudaine éruption volcanique. La poudrière du fort de Montfaucon venait d’exploser, faisant huit morts et de nombreux blessés.     
Propriété
Le fort est encore aujourd’hui propriété de l’Armée, il ne peut donc pas être visité. Cependant l’extérieur de cette imposante construction est visible en empruntant au départ du village, un sentier de randonnée du nom de chemin des poudrières.


Fort de Montfaucon



Panorama depuis le Fort de Montfaucon

Belvédère de Montfaucon

Quelle que soit la saison, le Belvédère de Montfaucon (617 m) est un incontournable de l’agglomération bisontine. Une vue panoramique circulaire (seule l’évolution de la végétation et le fort miliaire empêchant une vue totale sur les Vosges) le caractérise.

- Du Nord-Est à l’Ouest, la vue, au-delà de l’imposante falaise, embrasse au premier plan le château médiéval, la vallée du Doubs, la Ville de Besançon avec son site exceptionnel (dont la Citadelle de Vauban classée au Patrimoine Mondial de l’Humanité –UNESCO) et au second plan les contreforts doux de la vallée de la Saône, mais aussi de nuit et par temps clair les lumières de Dijon.
- Au Sud, la vue porte sur le faisceau des collines bisontines et le Mont Poupet dans le Jura.


- De l’Est au Sud, le plateau de Saône avec son vaste marais (près de 900 ha) attire l’œil au premier plan, puis ce sont les divers plateaux du Jura (la Roche de Haute Pierre – La Croix du temps de Reugney…) et enfin par temps clair en début de matinée ou de soirée les Alpes de l’Oberland bernois au Mont Blanc.
Panorama depuis la table d'orientation de Montfaucon


Pique-nique table d'orientation de Montfaucon

Antenne de Montfaucon





Panorama depuis le Trou-au-Loup

Citadelle de Besançon

Antenne de Montfaucon


Notre dame de la libération

Notre-Dame de la Libération est un lieu de culte catholique édifié au sein d'un ancien fort, surplombant à près de 500 mètres d'altitude la ville de Besançon sur le mont des Buis.
  Originellement, ce site militaire construit durant le conflit franco-prussiens de 1870 devait renforcer les défenses de la capitale comtoise, mais fut, comme de nombreux autres édifices bisontins de ce type, laissé à l'abandon après être devenu désuet.
Après la Seconde Guerre Mondiale, l'archevêque Mgr Maurice Louis-Dubourg voulait bâtir un édifice de commémoration et de mémoire puisque la ville ne fut pas ravagée par les bombardements. Au bout de quelques années de travaux, le monument fut consacré en 1949 en grande pompe. Par la suite, des plaques commémoratives tapissant les murs de l'édifice et rendant hommage aux diocésains ainsi qu'à l'ensemble des Bisontins morts pendant la Seconde Guerre Mondiale furent ajoutées, de même qu'une statue monumentale de la Vierge Marie, d'une hauteur de sept mètres.
Après que le bâtiment fut devenu vétuste et même jugé dans un état préoccupant, une réhabilitation totale de Notre-Dame de la Libération eut lieu en 2011, redonnant toute sa splendeur à l'édifice. Aujourd'hui cette église, une des plus petites de la ville mais paradoxalement une des plus connues, accueille de nombreuses cérémonies et commémorations, en plus des prières quotidiennes des fidèles. Aussi, beaucoup de visiteurs sont attirés par ce haut lieu de devoir de mémoire, et par son panorama exceptionnel sur la ville de Besançon et ses environs.
Notre-Dame de la Libération

Notre-Dame de la Libération

Panorama depuis Notre-Dame de la libération

Chapelle des buis

La Chapelle des Buis est un hameau situé au sud de Besançon, à cheval sur trois communes. La partie bisontine est administrativement rattachée au quartier de La Boucle. Établi sur une crête au-dessus de la colline Saint-Étienne, le secteur a été une voie de passage fréquentée, un site militaire stratégique. Il est devenu un haut-lieu spirituel, et un espace environnemental exceptionnel. La Chapelle des Buis, malgré son isolement et sa démographie réduite, jouit d'un riche patrimoine environnemental et architectural, avec son épaisse forêt, ses lieux de culte et ses innombrables statues.

Histoire

Histoire générale[
Les premières traces de vies remontent au moins à l'époque romaine, une route de cette période qui devait sûrement relier Besançon à Salins-les-Bains est encore visible. Cependant, si la voie est romaine, les traces, profondément creusées, sont dues aux roues cerclées de fer en usage au Moyen Âge. Il est possible qu'un temple à Mercure, dieu romain du commerce et des voyageurs, ait été édifié le long de la voie, qui aurait laissé son nom au ruisseau des Mercurots qui coule vers Beure.
La présence religieuse sur le site daterait du ve siècle. Un ermite aurait vécu au bord du Doubs en amont de l'actuelle Porte taillée, l'endroit à cette époque est isolé, peu accessible et propice à cet état de vie. Le personnage a laissé son nom aux grottes Saint-Léonard. Un ermitage datant du xive siècle est attesté, (il fut rattaché aux bénédictions de Saint-Vincent) mais il ne reste malheureusement rien de cet édifice.
Durant la période médiévale, la Chapelle des Buis, endroit qui ne porte pas encore ce nom, passe du contrôle de la commune libre de Besançon à la tutelle des seigneurs de Montfaucon et d'Arguel. Les cartes anciennes attestent l'extension progressive de la juridiction bisontine jusqu'aux limites actuelles. Les fermes de La Bro et de la Jourande apparaissent sur les documents dès le xvie siècle.
La Chapelle des Buis est alors une voie de passage importante. En attestent les traces laissées dans la pierre par les roues des convois. La rive gauche du Doubs est peu propice à la circulation et contrôlée par les seigneurs environnants. Les plateaux du Jura possèdent de bonnes voies de communication. Mais l'accès à Besançon est raide, la voie la plus aisée étant par le petit col de la Chapelle des Buis.
Cependant, à la demande des vignerons de Morre, le verrou rocheux qui clôt le Quartier Rivotte est taillé et une route est réalisée pour rejoindre les plateaux juraciens. La pente, moins raide qu'aux Buis, facilitera la circulation de convois plus lourds. La percée du Trou-aux-Loup, dans un second temps, renforcera ce déplacement de trafic. Le passage par la Chapelle des Buis connait alors un déclin. De voie de passage, le lieu devient destination de détente.
Il faudra attendre le xvIIe siècle pour voir la première construction religieuse digne de ce nom, la Chapelle des Buis.
Officiellement, le secteur est un lieu-dit, mais il est géré administrativement par trois communes: la ville de Besançon et les communes de Fontain et de Morre. Le patrimoine ornemental de ce petit secteur est très riche, un grand nombre de statues jalonne la route principale. Une anecdote rapporte qu'un ermite, ancien missionnaire témoin de Jéhovah, surnommé l'ermite de la citadelle vivait dans le secteur. Après qu'un incendie eut ravagé son ermitage, un incroyable élan de générosité de la part des bisontins permit à cet homme de reprendre sa vie d'antan, ce dernier précisant lors d'une interview qu'il vivait en tant qu'ermite depuis déjà 16 ans.

La Révolution française[

Articles détaillés : Révolution française et Christianisme à Besançon.
La Constitution civile du clergé, adoptée le 12 juillet 1790 et ratifiée par le roi le 26 décembre 1790, transforme les membres du clergé en fonctionnaires salariés par l’État. Les membres du clergé séculier sont désormais élus et doivent prêter un serment de fidélité à la Nation, à la Loi et au Roi. Suivant une tradition gallicane bien ancrée dans une partie de la bourgeoisie, ainsi qu'une partie de l'héritage des Lumières favorable à la laïcisation de la société, les députés n'ont pas demandé au pape son avis sur les réformes du clergé catholique. Les premiers clercs commencent à prêter serment sans attendre l'avis du souverain pontife. Mais, dès mars 1791, le pape Pie VI condamne toutes ces réformes visant l’Église de France. La Constituante a divisé la population en deux camps antagonistes. On compte environ 65 % d’ecclésiastiques non jureurs ou réfractaires dans toute la France. À Besançon, une maison bourgeoise du centre-ville et une autre de la Chapelle des Buis accueillaient secrètement le culte. On estime qu'un tiers des 2 000 prêtres franc-comtois vont devenir jureurs tandis que les autres seraient réfractaires.
Plusieurs écrits nous renseignent sur cette sombre époque : « Déjà la Révolution commençait à frapper ses premiers coups en abaissant la puissance du roi et en outrageant le clergé. Déjà on pressentait qu'une catastrophe immense et terrible, une lutte acharnée de l'anarchie contre la société, de l'impiété contre la vertu allait arriver. On sentait que la philosophie impure du xvIIIe siècle allait porter ses fruits. La famille de Jean Baptiste en trembla, elle dont tous les membres auraient volontiers donné leur sang jusqu'à la dernière goutte pour la défense de son roi. Lorsque les églises furent fermées et que le culte fut prohibé, on vit alors le vieux Jean Baptiste, bravant l'échafaud et les infirmités de la vieillesse, âgé de 85 ans, aller chaque dimanche avec ses enfants à Besançon entendre pieusement la messe qui se disait secrètement dans une maison bourgeoise. Plus d'une fois cependant, ils eurent la consolation de l'entendre dans leur hameau où l'on avait disposé d'une chambre à cet effet. Un jour un prêtre intrus installé à Morre, leur paroisse, connaissant tout l'influence que sa famille pouvait lui donner à lui, vint en prier les membres de connaître son autorité, et d'assister à ses offices. Le vieux Jean Baptiste lui répondit sèchement qu'ils n'assisteraient jamais à la messe d'un schismatique. Le pauvre intrus s'en retourna fort désappointé. Dieu enfin, jetant les yeux sur la France, fit cesser la Révolution et renaître son culte et Jean Baptiste eut la consolation avant de mourir de voir les églises rendues à la piété du peuple. »
Dans le secteur de la Chapelle des Buis, devenu un véritable repaire de contre-révolutionnaires, deux familles, les Pinard et les Jeannin, étaient particulièrement connues d'après le livre de Gaston Coindre Mon vieux Besançon pour « la simplicité de leurs mœurs et la ferveur de leurs pratiques. On observait dans ces temps-là qu'en cet édifiant hameau, si les étrangers s'oubliaient en jurons ou blasphèmes, ils étaient repris par l'injonction sévère : ici on ne jure pas! » Toujours dans cet ouvrage, Constant Pinard évoque, en parlant du chef de famille des Jeannin : « Aussi, rien n'arrêtait son zèle, et prenant tout le temps que dura la terreur, il cacha les prêtres, s'exposant ainsi aux plus grands dangers et à la mort même pour la défense de sa foi. Une chambre servait de chapelle. On improvisait un autel et les saints mystères étaient célébrés. Les ornements et les vases sacrés étaient soigneusement cachés dans des armoires secrètes. Cependant, le mal augmentait encore et Jean Antoine Jeannin avait un oncle curé à Chemaudin qui fut arrêté pour être livré au bourreau. Conduit par la gendarmerie de Saint-Vit qui l'amenait à Besançon pour y être décapité, il fut arrêté en chemin par la population qui s'était levée en masse. Remplie de foi et aimant ses prêtres, elle conçut l'audacieux projet d'enlever celui-ci. Jean Antoine ayant été averti y courut en compagnie de Jean Joseph Pinard et de trois autres personnes de Fontain. Les gendarmes au nombre de dix, armés jusqu'aux dents, étaient décidés à se défendre vaillamment. Il s'agissait de l'enlever sans se laisser prendre ni tuer personne. Les paysans, au nombre de deux ou trois cents, sans armes, s'élancèrent en masse sur les gendarmes qui dégainèrent et coupèrent le bras au premier qui les arrêta, plusieurs autres furent blessés, mais le prêtre fut enlevé et alors chacun se sauva, sans qu'il fut possible aux gendarmes d'en arrêter un seul. Le lendemain, une batterie d'artillerie vint cerner le village de Chemaudin. On fit une expertise et on conduisit en prison tous les blessés, étant assurés qu'ils avaient appartenu à la troupe. Mais ils y restèrent peu de temps et une petite somme d'argent suffit pour les délivrer. »
L'existence d'un lieu de culte clandestin est confirmée par Gaston Coindre, se référant aux souvenirs de l'abbé Lambert, « ancien aumônier de la duchesse d'Orléans », qui fut accueilli dans « la maison hospitalière des Jeannin. » Il en dit : « C'est un refuge ouvert à tous les honnêtes malheureux... J'occupai une chambre souterraine et une salle contiguë me servait de chapelle... D'autres hôtes de distinction avaient trouvé sur la montagne un refuge et la sécurité en la patriarcale demeure des Jeannin, plusieurs religieuses eurent la joie d'assister à la messe des bons prêtres dans la crypte que la disposition du terrain a conservée. » Un descendant des Jeannin alors évêque missionnaire au Viêt Nam écrit en 1936 qu'on lui montrait un local qui avait servi pour les célébrations clandestines. Une plaque en pierre, conservée dans la chapelle de Notre-Dame des Buis, prouve l'existence d'un autre lieu de culte caché dans le secteur. Constant Pinard fait référence à cette plaque à propos d'un curé de Fontain réfractaire : « On lui avait creusé une espèce de grotte dans une forêt à une demi-lieue du village et c'est là qu'il se cachait. On y entrait par une trappe recouverte de mousse. Un rocher voisin servait d'autel pour la célébration des saints mystères. »François Constant, le frère aîné de Constant, raconte plus précisément : « En partant de l'angle sud-ouest de la maison de ferme Ruroye et en mesurant sur un plan incliné jusqu'au fossé de la forêt, une ligne d'environ cent soixante dix mètres, et, de là, prendre une ligne droite de quarante mètres en montant le bois, on arrive sûrement au rocher. » Actuellement, cette cache n'a toujours pas été retrouvée.

Histoire contemporaine[

Le secteur de la Chapelle des Buis compte plusieurs sites ou monuments remarquables : parmi eux, l'ancienne voie romaine, la grotte Saint-Léonard, ainsi que deux points de vue. On peut également citer les deux églises,Notre-Dame des Buis ainsi que le Monument de la Libération. Un ancien fort, le fort des buis ou est actuellement est très mauvais état, mais fait partie intégrante du patrimoine du site, de même que le fort des Trois Châtels et le fort Tousey.



Citadelle de Besançon



Porte Taillée


L'ouvrage est situé en contrebas de la citadelle de Besançon, dans le secteur de Rivotte près de La Boucle, centre historique de la ville. Dès le iie siècle, à la fin du règne de Marc Aurèle, un aqueduc de 12 km fut édifié entre Besançon et les sources d'Arcier, aboutissant dans un bassin de 5 mètres2 dans l'actuel square Castan. C'était une galerie souterraine mesurant environ 1,55 mètre de hauteur sur 0,75 mètres de large, entrant dans la ville par une ouverture étroite percée à même le roc, qui donnera plus tard la Porte taillée. C'est au Moyen Âge qu'une véritable porte est aménagée, ouvrant ainsi la route de la Suisse. Jusqu'en 1875, et comme toutes les entrées de la ville, cette porte était fermée de 10h45 du soir à 4h du matin, le signal étant donné par le bourdon de St Pierre. Les gardiens devaient manœuvrer deux lourds battants de bois.
C'est sous Charles Quint (en 1546) que fut érigée la tour de guet, mais on doit à Vauban l'élargissement du passage de la porte médiévale, l' aménagement du bâtiment côté ville permettant d’accéder à la tour , la construction du corps de garde adossé à l’escarpement de la citadelle, ainsi que du terre-plein situé devant la porte côté ville et le corps de garde avec sa contrescarpe côté rivière.
La porte fut élargie une dernière fois au début du XXème siècle après le retrait des battants afin de permettre deux voies de circulation.
En 2004, la réfection de la charpente et de la couverture de la tour de la Porte Taillée a été réalisée suivie en 2005 par la réfection de la charpente et de la couverture de l’ancien corps de garde ainsi que le ravalement de ses façades. Le montant total des travaux réalisés sur le monument s'est élevé à 
150 000 €.

Porte Taillée






23 novembre 2015

Rando du 23 novembre 2015 : Montmirey-le-Château

Distance : 12 km - Dénivelé : 200 m


L'indice IBP d'effort est de 40, (suivant l'échelle de la FFRP) un score compris entre 26 et 50 correspond au niveau 2 qualifié de "ASSEZ FACILE". La randonnée pédestre présente peu de difficulté physique. Ce niveau correspond aux promenades et petites randonnées.

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Montmirey

Histoire
La seigneurie de Montmirey et son château se trouvaient dans le bailliage de Dole et étaient souvent le lieu de résidence des comtes de Bourgogne comme le prouve plusieurs de leurs chartes souvent datées de cet endroit. Philippe Ier de Bourgogne, dit Philippe de Rouvre donnait cette terre à Amédée IV de Genève ; Hugues II de Chalon-Arlay en devenait propriétaire par son mariage avec Blanche, fille d'Amédée III de Genève. En 1398 le duc Philippe II de Bourgogne, dit Philippe le Hardi, la réunissait à son domaine.
Cette terre comprenait un fief qui avait donné son nom à la maison dont était issu les seigneurs de Montmirey dont le premier connu est Guillaume de Montmirey qui était témoin, vers l'an 1092, de la donation faite à l'église de Besançon par Étiennette de Bourgogne, épouse de Guillaume Ier de Bourgogne. En 1136 Hugues de Montmirey contribuait à la fondation de l'abbaye d'Accey avec Renaud III de Bourgogne et Simonin de Montmirey, écuyer se déclarait homme lige de Jean Ier de Chalon-Arlayen novembre 1293.

En 1531, les habitants de Montmirey-la-Ville sont doublement sujets de Charles Quint. La Franche-Comté n'est pas encore française et fait partie de l' immense domaine des Habsbourg dont il est l'héritier, de l'Espagne aux Flandres, du Royaume de Naples au Nord de l'Allemagne, de quelques implantations en Afrique du Nord aux Amériques. A ce titre, il est l'empereur, le suzerain des Mireymontois. Mais Charles a aussi un patrimoine privé : il possède la seigneurie de Montmirey, acquise par son aïeule, Mahaut d'Artois à partir de 1306 et agrandie des bois communaux du village de Cronge, déserté par ses habitants vers 1336.

Les habitants de Montmirey se plaignent auprès de leur seigneur que leurs communaux depuis 50 ans sont de peu de profit parce qu'ils contiennent plus de bois « à faire » que de chênes portant fruits. Charles, parce qu'ils désirent vivre et rester ses bons et loyaux sujets, mais aussi parce que lui craint de voir ces habitants s'exiler, leur acense et arrente «le bois de Cronge ( 240 journaux), le Grand Vernois (6 journaux) et le Petit Vernois (4 journaux) qui lui appartiennent en propre sur la commune de Pointre, pour le prix de «cent sols estevenants ... de cens annuel».
Mais ils n'ont pas le droit d'y faire de coupe blanche, de transformer ces bois en prés, champs etc. La forêt doit rester forêt. Les habitants ont le droit de «prandre, copper et abattre bois ... tant morts que vifs ... pour leur seul usaige et chauffaige ». Il n'est pas question d'en vendre ou d'en aliéner une quelconque portion pour en tirer profit. De plus, elle doit toujours être tenue «en commun sans division».

Charles se réserve pour lui et pour ses successeurs le bénéfice des amendes pour mauvais usage. La gruerie de Dole, la Chambre des Compte à Lille et autres conseils et conseillers ont donné un avis favorable et le grand sceau de cire rouge en double queue de parchemin peut être apposé pour attester de la valeur à long terme de l'acte souverain.

Qu'on ne s'y trompe pas, malgré la légende locale, Charles Quint n'est jamais venu à Montmirey ni même en Franche-Comté !
L'acte est signé à Bruxelles par les grands personnages de l'Empire, l'archevêque de Palerme, le seigneur de Grandvelle ... mais aussi à Montmirey par les prudhommes et eschevins du village, Estevenin Chaiget et Jehan Chaiget (ancêtres de Chantal Perroud et Françoise Boichut) et d'autres témoins, représentants les habitants du village qui pourront désormais «plainement, paisiblement et perpétuellement jouyr et user» de ces bois.

Un siècle et demi plus tard, en France, Colbert, grand maître des Eaux et Forêts de Louis XIV, a mis en place un véritable code forestier : c'est l'ordonnance de 1669. La Franche-Comté en devenant française en 1678 doit s'y soumettre : c'est pour les petites communes l'encadrement de la gestion de son patrimoine forestier et la mise en place d'une sorte d'épargne appelé «le1/4 en réserve» pour faire face aux besoins de la collectivité. Son utilisation est soumise à autorisation préalable. A Montmirey, la vente des bois de cette parcelle mise en réserve et exploitée tous les 25 ans permettra le financement de travaux communaux :comme au XVIII e siècle, les lavoirs appelés alors Grande et Petite fontaines (et le petit pont sur le ruisseau de Cronge avec l'argent qui reste) ou au XIX è siècle, l'achat de la maison commune pour « y recevoir l'école de garçons, l'école de filles, la municipalité et ses archives, enfin la pompe à incendie » (conseil municipal du 7 février 1845).

Le but premier de l'ordonnance de Colbert, c'est de bien gérer les forêts du royaume pour assurer les besoins en bois de marine ... propres à la construction des vaisseaux, frégates et autres bâtiments de guerre de la Marine Royale. Dans un procès-verbal du 2 novembre 1826, le maître forestier en résidence à Dole a « marqué et frappé du marteau de la marine »  5 chênes dans les bois communaux de Montmirey qui devront être conduits au port flottable d'Auxonne.


Le Château


 Surmontant le bourg bâti au pied d'une colline, dernier avatar du bombardement tertiaire qui fît surgir le massif de la Serre, l'espace castral est couronné d'arbres d'où surgissent les derniers vestiges d'un château féodal. Que vous arriviez de la Haute-Saône, de la Côte d'Or ou bien d'Offlanges, ce mont ne peut pas vous laisser indifférent. A l'époque contemporaine ce devait être une construction très massive et importante. Mahaut d'Artois alors comtesse et princesse parcourue le large espace comtois et passa à Montmirey du 5 au 7 juillet 1327. Ce château phénoménal fut construit ou plutôt agrandi en 4 ans de 1306 à 1310. On ne sait pas le monde qu'il y a eu pour faire ces travaux. La princesse Mahaut d'Artois avait vue sur ses seigneurs et ses dépendances, ce qui lui permettait d'être non loin de la contrée du Duc de Bourgogne et des limites de l'évêché de Langres. C'est en 1306 que le château de Montmirey et ses dépendances lui furent vendues par messire Eudes de Souvent, sire de Saint Loup. Evénement essentiel puisque cette « forteresse » contrôlait la route Pesmes Dole et dominait un espace rural assez peuplé. Jean de Châlon-Arlay son rival oblige Mahaut à faire d'énormes travaux de fortification. Les ruines et le terrain ont été rachetés par la commune dernièrement en 2003.
La statue de Sainte Clotilde implantée sur les ruines du château a été inaugurée par la grand-mère du baron José Picot d'Aligny le 12 juin 1921. La légende dit que Sainte Clotilde a visité le château dans la deuxième moitié du cinquième siècle de notre ère. On peut émettre les plus grands doutes sur sa réalité, ajoutons à cette liste, un peu triste quand même, que la construction du château d'eau dans la haute cour du château fort a été un dommage irréversible qui a supprimé la partie la plus intéressante du monument ancien.



JARDIN - PARC DU CHATEAU DE MONTMIREY LA VILLE

Le parc du château de Montmirey-le-Ville est ouvert au public tous les jours de l'année, de 9h à 19h, gratuitement, dessiné en 1880 par l'architecte paysagiste BRICE Michel de Besançon, en remplacement du vignoble atteint par le phyloxera. Il est situé à 17 kms de Dole, 2 kms de la route de Gray. Entrez par la grille sur la route de Moissey, et suivez les flèches (parking en face de la croix pattée, 100 m avant la grille). Vous découvrez les allées en herbe ou en terre, petit pont sur ruisseau, déversoir de crue. Des bancs sont disposés sur le parcours pour ceux qui veulent se reposer ou pique-niquer. De beaux arbres sont visibles: cèdres, séquoias, pin sylvestre, pins noirs d'Autriche, chêne tricentenaire, tilleuls, tilleul argenté, ... L'étang en fin de parcours est un miroir d'eau car le château se mire dedans (attention aux jeunes enfants). A la sortie de l'étang, prendre l'allée à gauche qui traverse la prairie pour revenir au point de départ. Le parcours est ombragé, sauf la dernière partie (ne pas s'approcher des vaches ou chevaux, séparés du chemin par une clôture. Interdiction de parcourir la promenade en vélo ou à cheval). Le château n'est pas ouvert à la visite.

Le château de Montmirey-la-Ville appartient depuis des siècles à la famille Picot d’Aligny. En novembre 2003, le président du Conseil Régional a contacté la famille du baron afin d’organiser en 2004 six soirées d’été. Celles-ci ont lieu dans le magnifique parc à l’anglaise qui n’est pas seulement un jardin comme le dira le propriétaire. Ce parc est fait de courbes, de ronds comme il en existe en Angleterre. Il a été créé en 1870 par son arrière-grand-père Henri d’Aligny au moment où la région, plantée entièrement de vignes, a attrapé la maladie du Phylloxéra. Trente hectares constituent ce magnifique parc tenu d’une main de maître par Joseph Picot d’Aligny. Il existe en ces lieux plus de 100 espèces de feuillus tels que des cèdres, des cyprès chauves, un tulipier, un séquoia géant, un noyer, un chêne, un érable d’Amérique , un sorbier des oiseaux, un blanc de Hollande. Le baron s’occupe lui-même de la plante et de l’abattage des arbres de son domaine. Vous pourrez découvrir tout au long du circuit un cèdre du Liban de 130 ans planté en 1870 de 35 mètres de hauteur et 3 mètres de circonférence ; un peu plus loin, un séquoia géant d’une hauteur de 45 mètres et de 4,50 mètres de pourtour dont le fut est rectiligne. Le joyau du propriétaire, qui désirerait bien que ce site soit classé, est un chêne tricentenaire de 4,75 mètres de circonférence. Il existe également un miroir d’eau, c’est-à-dire, un petit étang où l’on peut voir y voir les reflets du château et de la baraque de chasse (désormais résidence du gardien) le matin, et plus particulièrement le soir. A l’automne, le parc est resplendissant de couleurs vives. Ces teintes multicolores lui redonnent un éclat magnifique. Lors de la promenade sur le circuit, on peut apercevoir plusieurs statues dont celle de Sainte Marie-Madeleine donnant le sein à un enfant et qui, par sa tresse de cheveux, se distingue de la Vierge. Plus loin, Saint Vernier, jadis Saint patron des vignerons du Jura, possède un tonnelet et est assis devant un cep de vigne. La promenade se termine par la réplique de la grotte de Lourdes. La véritable grotte fut un lieu de pèlerinage tous les 15 août jusqu’à ce que Vatican 2 l’interdise en 1960. 
Joseph Picot d’Aligny accueille toutes les personnes qui désirent venir, le parc étant ouvert de 10 heures à 19 heures.




20 novembre 2015

Rando du 19 novembre 2015 : Salins sentier des Gabelous

Distance : 22 km - Dénivelé : 272 m


L'indice IBP d'effort est de 63 (suivant l'échelle de la FFRP). Un score compris entre 51 et 75 correspond au niveau 3 qualifié de "PEU DIFFICILE".La randonnée pédestre nécessite un certain engagement physique qui reste toutefois mesuré. Ce niveau correspond à des randonnées pédestres modérées.

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Le Sentier des Gabelous

Une longue canalisation, appelée saumoduc, reliait autrefois les salines de Salins-les-Bains et d’Arc-et-Senans, alimentant la manufacture royale en eau salée. 21 km de tuyaux attirant la malveillance des contrebandiers, prêt à toutes les ruses pour détourner un peu du précieux liquide. Pour lutter contre ces pillages répétés, les gabelous, les douaniers du sel, arpentent continuellement le saumoduc. Le Sentier des Gabelous est né.

Un sentier didactique

Pour valoriser cette artère symbolique et le lien historique entre les deux salines, les trois communautés de communes du pays de Salins, du val d’Amour et du canton de Quingey ont mandaté le réseau des MTCC pour transformer le chemin en sentier didactique. 15 panneaux thématiques ont été installés le long du sentier, racontant l’histoire captivante du sel dans la région : des premiers captages d’eau salée à la construction de la Saline Royale, de l’instauration de la gabelle à la contrebande, du commerce de l’or blanc au développement du thermalisme… Certains panneaux s’arrêtent même sur d’anciens vestiges de l’activité salinière : ici une ancienne maison de garde, là des berges maçonnées, là encore une voûte permettant au saumoduc de passer sous la route…








Port-Lesney


Bien que la date de sa construction soit difficile à déterminer, il existe à Port-Lesney un pont en pierre à trois arches dès le xve siècle, qui permet au village de devenir un point de passage privilégié vers Besançon. Néanmoins du fait de sa conception ancienne (larges piliers et voûtes peu élevées), le pont provoque d'importantes inondations en période de crue. Afin de remédier à cette nuisance, une quatrième arche est construite à la fin du xve siècle, puis une cinquième finXIXe. Après une crue particulièrement importante en 1931, une enquête est lancée pour la réalisation d'un nouveau pont, qui offrirait moins de résistance à l'écoulement de la rivière. La construction du nouveau pont débute en 1938, et s'achève en 1940. Enfin, onze ans après la construction d'un pont plus moderne, le premier pont est finalement détruit en 1951. Seule une arche est alors conservée, encore en place à l'heure actuelle. Le village présente donc la particularité d'avoir possédé deux ponts pendant plus de dix ans, de 1940 à 1951.

Cuvette de Perrichon

La commune abrite la « cuvette de Perrichon », un des bâtiments de transit de la saumure sur le saumoduc reliant Salins-les-bains à la Saline royale d'Arc-et-Senans. Datant de la fin du xviiie siècle, le bâtiment est inscrit aux monuments historiques depuis 2009












Notre-Dame de Lorette

La chapelle de Lorette est accessible à partir de la route qui rejoint Port-Lesney à Cramans, et bénéficie d'une très belle vue sur la vallée de la Loue en contrebas.


Cet ermitage a été construit en plusieurs étapes : le chœur, aux murs très épais, constitue la partie la plus ancienne (construction estimée au xive siècle) ; des chambrettes attenantes dateraient du début du XVIIe, une nef du début du XVIIIe ; enfin une grande salle soudée au chœur par son mur nord est de construction moderne. À l'extérieur, on peut admirer un magnifique toit en pierre.