vendredi 15 avril 2016

14 avril 2016 : Montrond Besain Sentier Karstique

Distance : 20 km - Dénivelé : 350 m




L'indice IBP d'effort est de 58, (suivant l'échelle de la FFRP) un score compris entre 51 et 75 correspond au niveau 3 qualifié de "PEU DIFFICILE". La randonnée pédestre nécessite un certain engagement physique qui reste toutefois mesuré. Ce niveau correspond à des randonnées pédestres modérées.
Attention : Au kilomètre 12 le circuit traverse un lapiaz où la progression est difficile voir dangereuse (présence de gouffres).

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Trace et fichier GPX




LA VOUIVRE DE MONTROND

 Un jeune Mournier ayant appris que la Vouivre du château de Montrond se retirait le jour dans un trou pour dormir, s’était pourvu d’une pioche pour la dévaliser. Il aurait certainement perdu la vie en combattant, s’il eût combattu, mais par bonheur pour lui, la première idée qui lui vint, dès qu’il la vit s’avancer contre lui,  fut de reculer et de fuir précipitamment. 
Le jeune Dole poursuivi jusqu’au bas de la colline, allait payer bien cher une entreprise aussi téméraire, lorsque, se vouant aussitôt à la Sainte Vierge, il fut enfin délivré des attaques de la Vouivre, en tombant évanoui de peur. 
Revenu bientôt de sa pâmoison, Dole reconnaissant érigea, sur le théâtre de sa délivrance, un oratoire à Notre-Dame.



Montrond


Histoire

On trouve les traces d'une occupation ancienne datant du néolithique moyen bourguignon : il s'agit d'une station de hauteur remontant autour de 4000 av. J.-C.  Si le secteur livre des traces d 'antiquité celte et si l'occupation gallo-romaine est importante à proximité (Champagnole, Vannoz) il faut attendre le Moyen Âge pour connaître une implantation de paysans serfs dépendant des monastères locaux comme le prieuré de Vaux-sur-Poligny, mais le lieu n'est mentionné qu'à partir du XIIIe siècle. Le site devient alors notable avec l'installation d'une forteresse sur une butte imposante qui domine le territoire : la butte a une altitude de 678 mètres alors que sa base est aux environs de 580 mètres.

Le château-fort

La région de Poligny est dans les années 1208-1212 le théâtre d'affrontements entre Othon II de Bourgogne, héritier du comté de Bourgogne par sa femme Adélaïde, et la famille de Vienne (plus précisément Guillaume IV de Mâcon mort en 1224) qui soutient Étienne III de Bourgogne qui revendique aussi le titre de comte de Bourgogne. 
Le territoire est alors une dépendance des moines de Vaux-sur-Poligny et Othon de Bourgogne veut construire un château-fort sur la haute butte de l'endroit pour protéger ses possessions : il s'accorde avec les moines en installant un de leurs prieurés à Montrond et en leur accordant des droits sur l'église du village définis par une charte de 1227.

Le duc de Bourgogne construit alors l'important château-fort de Montrond dans la première moitié du XIIIe siècle. Il s'agit d'une forteresse associée à la fortifications du bourg au pied de la colline. L'édifice comportait un donjon carré haut de 21 mètres et des murs larges de 2,5 mètres. Le château a été démantelé après la conquête de Louis XI en 1479 et ses pierres ont servi à la construction des maisons du village : il ne reste que quelques ruines de certains murs et le souvenir de souterrains. 

La seigneurie de Montrond que complétaient Molain et Besain a appartenu aux ducs de Bourgogne jusqu'en 1479 : Louis XI l'accorde alors à la Maison de Chalon-Arlay
Jean IV de Chalon-Arlay la possède à la fin du XVe s et la transmet à ses héritiers.

Le bourg fortifié a lui aussi disparu et le centre de nouveau village s'est déplacé vers l'ouest au lieu-dit Viseney où une nouvelle église consacrée à saint Denis a été construite en 1825 (elle a été restaurée en 2014). Une autre extension du village s'est faite le long de la route blanche qui relie Dijon à la Suisse : on comptait quatre aubergistes au milieu du XIXe siècle alors que le village avait environ 700 habitants.








Cote de l'Heute

La côte de l'Heute (appelée également faisceau de l'Heute en géologie) est un faisceau long de 40 km situé dans le centre du département du Jura, dont le point culminant est situé à 754 m d'altitude à cheval sur les communes de BonnefontaineMontigny-sur-l'Ain et Pont-du-Navoy. Il coupe le premier plateau du Jura de la combe d'Ain et du second plateau. Le faisceau est une cassure complexe et faillée, composée au nord d'un fossé effondré, au centre d'un fossé d'effondrement comprimé et au sud d'une structure chevauchante où se situent les sommets. Le nom de « côte de l'Heute » à proprement parler ne s'applique qu'à la zone méridionale.




Etang de Besain

Situé au pied de la côte de l’Heute, l’étang de l’Heute est communément appelé « lac de Besain », sans doute parce qu’il a toutes les valeurs d’un grand. 
Il s’étend sur 6 hectares de zones au départ marécageuses. 
En 1975, c’est un étang artificiel qui a vu le jour, suite au remembrement des terres agricoles et à l’initiative du maire de l’époque Raymond Nicod. 
Sa flore est spécifique à celle des marais (joncs) et sa faune est diversifiée, puisque l’on peut voir différentes espèces de canards, de poules d’eau et de grèbes, dont certains nichent et fécondent sur place toute l’année.
Le lac a une vocation touristique, pour proposer une aire de détente et de promenade aux marcheurs et même y réaliser des fêtes. C’est aussi une réserve d’eau, puisqu’elle donne l’appoint nécessaire aux sources traditionnelles en cas de sécheresse estivale. Enfin, elle permet aux pêcheurs de trouver, entre avril et octobre, des carpes, brochets, silures, poissons chats.









Sentier Karstique


(Karstique, adj. relatif au Karst .Qui a rapport avec la topographie superficielle ou souterraine des pays calcaires.)

Karst : Nom Masculin
GÉOGR. Région de formation calcaire caractérisée par la prépondérance du drainage souterrain et par le développement d'une topographie originale due à la corrosion de la roche (grottes, gouffres, résurgences, etc.). 

Le terme « karst » est originaire de la région du Carso ou Kras, haut-plateau calcaire situé entre l'Italie, la Slovénie et la Croatie, dont la géomorphologie est très représentative de la « typologie karstique ». « Kras » fut germanisé en « Karst » lors de l'intégration de la Slovénie à l'Empire austro-hongrois.
La terminologie « karst » a été introduite en 1893 par le géomorphologiste serbe Jovan Cvijić dans sa publication Das Karstphänomen. L'étude du karst est la karstologie, à laquelle sont notamment associées l'hydrogéologie et la spéléologie (dont la plongée souterraine et la biospéologie).


















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